Erosion d'un rêve, dilution de strates

Contes de fées et dénouement avorté (comme par paresse)

Pour des étendues au fond calme sorties on ne sait d’où

Plaies ouvertes mais muettes faisant s'échapper le regard dans le vide

 

Mais d’où faut-il se taire ?

La collision, pour enfin voir naître la montagne

Sur laquelle se dresser, crier, faire la grimace

Puis,

La redescente et la montée à nouveau,

Le cœur léger mais le pied ferme

 

Ondes épaisses, fardeau de sédiments,

Dans la toile tourmentée parfois,

Où se noient d'autres mondes encore

Lieu vaste au passé-avenir indissociable

Barque sur des eaux aux milles reflets,

Posée telle une stèle qu'il est tentant d'adorer,

Plutôt que d'être vivant

 

Cadavres de dunes, anciens reliefs altérés,

Rame lourde à la poésie déchue,

Instant suspendu emprisonné dans sa coque

Hiératisme des corps pour supplanter l'inconfort aquatique,

Hommage à la statuaire antique, comme tentation d'un absolu,

Propagande des classes dominantes, et provocation des fanatiques

 

Perte de mémoire, comas et oubli,

Jusqu'à retomber dans le liquide trouble,

Se laisser porter par l'eau,

Celle par qui le changement advient

Valérie Quaglia, 2017

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